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ABC Astro : Le traitement antireflet.

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Publié le : vendredi 7 mai 2004, par  Georges COMPTAER





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Quelle est l'utilité du traitement anti-reflet ?.

Quand la lumière arrive sur un verre non traité,

Doc B+W
elle passe de l'air qui a un indice* de 1 dans une matière où celui-ci est supérieur (de 1,4 à 1,9). Cette variation a pour effet d'arrêter une partie du flux. Pour un indice de 1,52 95,75% de la lumière est transmise, 4,25% est réfléchie, quand elle ressort de la lentille ce phénomène se reproduit, ce qui correspond à une perte lumineuse de 8,50%.
En outre des reflets peuvent se produire et dégrader l'image.
Ce problème est connu depuis longtemps, dès 1873 Maxwel avait fait tous les calculs, ce n'est que dans les années 1930 que la technique fut maîtrisée. Le traitement mono-couche en premier, les multicouches fin 1960.
Ces couches sont faites de matériaux purs (fluorure de magnésium, dioxyde de zirconium, d'hafnium, pentoxyde de tentale, alumine ...etc plus d'une centaine).

Voici comment se réalise le processus d'un traitement : la lentille est d'abord nettoyée et placée dans une cloche à vide, puis le substrat* est chauffé suivant sa nature entre 200 à 400°. L'élément constituant la couche est évaporé (parfois à 2000°) puis se dépose uniformément sur l'interface*, cela pour chaque face. Pour le multicouches, le processus est répété. Dans certain cas, des couches supplémentaires peuvent êtres déposées pour durcir la surface ou la rendre hydrophobe, minimiser l'apparition de la buée… .

L'utilisation de plusieurs couches optimise le taux de transmission ou élargit l'effet vers l'ultraviolet et l'infrarouge, dans certains cas, un mono-couche est plus efficace sur ces parties du spectre. Les traitements peuvent jouer un rôle dans le rendu chromatique*.

Courbes de réflexibilité d'un filtre avec et sans traitement. Doc B+W

Une optique, comme un oculaire, peut ne pas être traité, l'être en mono-couche ou en multicouches, mais toutes les combinaisons sont possibles : les faces externes en multicouches et les internes en mono-couches ou bien sans traitement. Normalement si un traitement est appliqué cela est inscrit sur l'oculaire, donc on peut y lire traité mono-couche (traité, coated), traité multicouches (multi-traité, MC, multicoated) seules les mentions fully-coated (FC) et fully-multi-coated (FMC) garantissent que toutes les surfaces air/verre le sont.
Dans le multicouches, il est possible que le même matériau soit déposé à chaque fois, une des méthode pour savoir si le traitement est multicouches est d'apercevoir plusieurs couleurs sur la lentille.

-L'indice de réfraction : c'est le rapport entre la vitesse de la lumière dans le verre et dans l'air qui a un indice de 1. Plus un verre a un indice fort, plus il va freiner la lumière donc modifier sa direction. Quand on plante à moitié un baton dans de l'eau, on a l'impression qu'il est tordu, c'est l'effet visuel de la différence d'indice entre l'air et l'eau.

-L'interface : c'est la surface du verre à traiter, donc deux par lentilles ou groupe de lentilles collées.

-Le substrat : autre nom de la lentille.

-Rendu chromatique : un rendu chromatique neutre veut dire que les couleurs ne sont pas modifiées et que le blanc est pur, un rendu chromatique chaud explique une image avec une tendance jaune orangé, un rendu chromatique froid, lui, tend vers une image bleutée.



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Auteur :



Georges COMPTAER

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